Musée de société, collecteur de mémoire(s), conservateur de patrimoine, agitateur d’identité, chercheur en ethnographie, catalyseur d’événements culturels…

► Au fil de ses collections de coiffes et costumes somptueusement brodés, de mobilier ciselé et d’images d’archives, le musée vous invite à découvrir la société traditionnelle du Pays bigouden.
Aujourd’hui comme hier, la culture bigoudène n’en finit plus d’être contemporaine. Au fil des quatre salles de la tour du château des Barons du Pont, elle se donne à voir à travers ses collections de coiffes et costumes, de son habitat, de sa mémoire des jours de fête ou de travail.

► Comme tous les ans dans la tour, les collections [im]permanentes seront renouvelées : une petite rétrospective sur Édouard Doigneau en rez-de-chaussée avec présentation de La ronde des petites Bigoudènes (dépôt du Petit Palais), La Révolution Intérieure au premier étage, une nouvelle présentation de costumes au second et un troisième étage dédié cette saison au brodeur Jean-Michel Pérennec.

► Musée collaboratif, le Musée bigouden travaille tous les ans avec la population locale et avec un réseau dense de collectionneurs privés, par le biais de prêts notamment.
♦ Le Musée bigouden est un « Musée de France » et travaille depuis plusieurs années en collaboration avec plusieurs autres musées territoriaux : le musée départemental Breton à Quimper, le musée de Bretagne à Rennes, le musée Mathurin Méheut à Lamballe, le musée d’Art et d’histoire de Saint-Brieuc, le musée de la Faïence à Quimper notamment.
♦ Il dialogue régulièrement ou emprunte des oeuvres avec ce réseau des Musées de France en Bretagne : Musée des Beaux-Arts de Quimper, Port-Musée de Douarnenez, le Musée des Marais-Salants à Batz-sur-Mer, le Musée de Pont-Aven, Musée de la Fraise à Plougastel-Daoulas…
♦ Le Musée bigouden est également en contact avec des établissements à sensibilité textile comme le Museon Arlaten à Arles, le musée de la Mode et du Textile Galliera, à Paris, le MuCEM à Marseille ou bien encore l’institut du costume du Metropolitan Museum of Art à New-york.
♦ En 2017, le musée a également emprunté des oeuvres hors Bretagne, au Musée des Beaux-Arts de Reims ainsi qu’au Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris : le Petit Palais.
 

► Du 15 avril au 4 novembre 2018 : Les Bigoudens, marchands et faiseurs de mode 1750 – 1900
« Pont-l’Abbé a conservé depuis des temps immémoriaux ses propres costumes et traditions. Il paraît difficile de trouver ailleurs une telle spécificité et un isolement aussi total. On dirait qu’à Pont-l’Abbé le temps s’est arrêté et que les gens vivent encore au Moyen Âge. » Mathilda Betham Edward, 1877

Un Pays bigouden ouvert sur le monde
Le « costume bigouden » est très souvent considéré par les visiteurs comme archaïque, sorte de vêtement figé dans le temps, enraciné dans des origines moyenâgeuses. Or, si les Bigoudens ont développé une esthétique vestimentaire singulière et originale, ils n’ont jamais vécu en autarcie. Ce sont bien les échanges commerciaux et l’ouverture sur le monde qui ont façonné cette mode insolite et chatoyante.
D’importantes recherches ont été menées par l’équipe du musée. Elles portent sur ces matériaux textiles, leur utilisation, et sur ces “marchands de mode” aux XVIIIe et XIXe siècles.
https://musee.ville-pontlabbe.bzh/evenement/les-bigoudens-marchands-et-faiseurs-de-mode-1750-1900/